J'écoute : http://www.youtube.com/watch?v=0bUAM0ER-Dw
Je regarde : les profils des autres inscrits
Je lis : Introduction à l'étude du droit
Je joue : le rôle que le destin m'a attribué
Je mange : trop gras
Je bois : du vin
Je cite : (En franchissant le seuil) Elle 1 : "Age before beauty..." Elle 2 : "Pearls before swine."
Je pense : au passé
Je rêve : de l'avenir
(mis à jour vendredi 12 septembre 2008 à 00:00)

06/09/2008

06/09/08 - 10:47

Recette d'une relation réussie

1) Trouvez un homme qui incarne votre idéal sexuel.
2) Inventez une personnalité à lui attribuer.
3) Tenez-vous-en à cette personnalité quoi qu'il arrive.

04/09/2008

04/09/08 - 23:39

Les relations à la fraise

Living is easy with eyes closed, misunderstanding all you see.
It's getting hard to be someone, but it all works out.
It doesn't matter much to me (...)
No one I think is in my tree, I mean it must be high or low.
That is, you can't - you know, tune in - but it's all right.
That is, I think it's not too bad (...)
Always, no sometimes, think it's me.
But, you know, I know when it's a dream.
I think I know, I mean a "yes," but it's all wrong.
That is, I think I disagree.

- The Beatles, "Strawberry Fields"

02/09/2008

02/09/08 - 01:06

Le roi est mort, vive le roi

Parfois on tombe sur un petit bijou là où on ne l'aurait jamais attendu. Tel, pour moi, un article du Point ("La monarchie", 21/08/08) qui m'a servi de véritable introduction culturelle à la France, pays où je serai toujours étranger. C'est juste le genre de chose que nous autres, étrangers, cherchons en permanence à apprendre : les trucs et astuces, les codes et comportements, les sous-entendus culturels. Bref, tout ce qui ne s'apprend pas dans une école.

A en croire l'article, "Que l'on soit syndicaliste, chef du personnel, ancien élève de telle ou tell école (…) la conscience de ce que l'on est, de ce que l'on représente, des honneurs qui sont dus au métier ou au statut serait en France, plus que partout ailleurs, fondamentale. D'où une solennité de la fonction, aussi modeste soit-elle, et une ritualisation de toute forme de pouvoir."

Ah bon. Cela peut bien expliquer ma forte impression que la plupart des gens que je croise au quotidien – à partir du serveur dans le café du coin jusqu'au responsable de l'agence de ma banque, en passant par les réceptionnistes un peu partout – se prennent tout le temps tellement au sérieux (soyons clairs : je les aime tous). C'est pour ça que les formalités, qui (soyons honnêtes) existent même pour la moindre opération, sont si soigneusement remplies ; c'est peut-être justement pour ça que les formalités ont été créées. Et c'est pour ça que l'on me traite de "Monsieur" où que je vais. Mon statut d'être humain entraîne tout naturellement cet honneur.

Certes, ce sont des constatations faites par un originaire du pays (à en croire beaucoup des étrangers qui l'ont visité) du faux sourire et du perpétuel et écœurant "Have a nice day!"

Selon un sociologue cité dans l'article, "Est jugé libre, en France, celui qui est traité avec les égards dus à son rang, celui qui ne déchoit pas, qui ne s'abaisse pas. (…) Et cela est vrai dans toutes les couches de la société." Bien que pas un sociologue, je peux certifier que cette proposition s'accorde parfaitement avec mes propres observations.

D'où alors cette préoccupation par son statut, sa position dans une hiérarchie sociale? Ce serait le fruit d'une histoire sur laquelle la monarchie a laissé une empreinte profonde. "Comme si ce peuple régicide ne s'était jamais tout à fait remis de ses mille ans de passé monarchique. Comme s'ils en conservait, au fond, une inavouable nostalgie." Drôle d'ironie, non? Moi, j'en sais rien.

Mais moi, je passe à vouvoyer tout le monde.

31/08/2008

31/08/08 - 13:26

The Survivors

Cross a windy bridge one winter night
Past Embankment Gardens, enter warmth and light
Face the music (it's never easy)
Forget the chill
Face the future (it's never easy)
Find the will [...]
Many roads will cross through many lives
but somehow you'll survive
Look around, picture what's in store
Is this the final edit
or is the subject now a bore?
Don't shrug your shoulders (it's always easy) [...]
Many words may make it sound contrived
but somehow we're alive [...]
If life is worth living, it's got to be run
as a means of giving, not as a race to be won.

- Pet Shop Boys

26/07/2008

26/07/08 - 21:56

Poussière

Il arrive des moments où le tourbillon de la vie s’arrête momentanément, des moments de calme et de clarté qui nous rendent conscients de nous-mêmes. Des instants qui nous font nous apercevoir du temps passé depuis l’enfance : des années, voire des décennies, écoulées à notre insu.

Je me réveille, la chambre est mi-éclairée par une légère lumière matinale. Soudain, je me rends compte de qui et d’où je suis, et je m’étonne.

La piste qui m’a amené jusqu’ici a été tracée par qui ? Semble-t-il que j’aie parcouru un chemin dont je ne me rappelle plus les virages.

Je passe par le miroir, un inconnu me regarde : un monsieur vieillissant, avec cheveux rares. Il semble perplexe, un peu perdu. De petites rides encadrent ses yeux où la fatigue des années a laissé son empreinte.

Où alors est ce jeune homme angoissé au visage vif et frais ? Où est passé le jeune professionnel débutant, l’étudiant passionné de nouveaux savoirs, le lycéen regardant en avant avec l’innocence d’un ingénu ? Poussière tu fus et poussière tu redeviendras.

John Lennon a bien dit que la vie c’est ce qui passe tandis que l’on est occupé à autre chose. Cette lettre que j’ai oublié de mettre à la poste, cette facture à payer, la course à la station tous les jours pour aller au travail… est-ce vraiment le tissu de ma vie ?

21/06/2008

21/06/08 - 11:15

Homo exclusif ?

J’ai souvent eu l’impression que la société homo a une forte tendance à exclure. Je ne dis pas ça pour inculper, car en faisant ainsi, j’inculperais moi-même. Mais on se sent parfois contraint à être ce que l’on n’est pas forcément par nature ou à agir d’une façon prédéterminée, ce qui veut dire déterminée par quelqu’un d’autre.

N’y a-t-il pas maints impératifs pour les hommes gays ? Soit on est trop petit, soit trop grand, trop mince ou trop gros, trop brun ou trop blond, trop blanc ou trop noir, trop moche ou trop looké, trop poilu ou pas assez. Comment s’en sortir ?

Si je ne suis plus jeune, bien foutu, chic, très bien monté ou hyper-viril, ou si je ne l’ai jamais été, ai-je le droit de faire partie de cette société homosexuelle ? Est-ce que j’ose prétendre à la moindre place là-dedans ? Ai-je même le droit de communiquer, de faire un premier pas vers quelqu’un ?

On me dira que la société homo n’est pas un monolithe avec un seul protocole et un seul idéal. Et moi je serai d’accord. Il y a effectivement dans le monde gay des « sous-groupes » desquels on peut bien faire partie. On peut être clubber, mec en cuir, oursin, amateur de musculation… Mais là encore, à chaque fois, il y a des prescriptions. Trouver sa niche veut dire, la plupart du temps, se faire étiqueter en agissant d’une telle ou telle manière, en prenant de telles ou telles habitudes, en portant de tels ou tels vêtements. Et si l’on n’aime pas trop les options qui sont offertes ? Désolé.

Bien évidemment, on ne peut pas aimer ce que l’on n’aime pas, on ne va pas être stimulé par ce que l’on ne trouve pas stimulant. Ce qui est d’ailleurs tout à fait naturel. Mais ce que je vois, c’est que nous avons parfois l’habitude de définir les gens par rapport à ce qu’ils peuvent nous offrir sur le plan sexuel. Si je ne baiserais jamais cet homme-là, vaut-il la peine de lui parler ? Mérite-t-il même le moindre respect ?

J’avoue que quand je me promène par un site internet gay, j’ai toujours le sentiment que si l’on m’envoie un message, il est forcément un élément sexuel sous-entendu. Selon mon expérience, le plus souvent cela est bien le cas. Et c’est ainsi que je n’ai pas de patience pour ceux qui, par exemple, m’envoient des messages sans avoir même lu mon profil ou bien ceux qui le font en cachant leur visage. Par ailleurs, le silence parfois blesse moins que le refus direct. Suis-je alors, moi aussi, coupable d’une sorte d’exclusionnisme ?

De toute manière, c’est grave que la valeur d’un être humain soit réduite à la sexualité. C’est comme si les hétéros disaient que nous ne méritons pas leur respect parce que nous sommes homos, parce que quelque part ils nous trouvent dégueulasses. Nous, on était exclu aussi par les hétéros, on l’est encore dans la plupart du monde. Il ne faut pas l’oublier. Comment donc pouvons-nous exclure l’un l’autre ?

20/06/2008

20/06/08 - 18:38

Quelques de mes citations favorites

[En espérant de ne pas enfreindre les droits d'auteur de qui que ce soit...]

In vino veritas.
(Dicton latin)

~ ~ ~ ~ ~

La vie de la plupart des hommes est un chemin mort et ne mène à rien.
(François Mauriac, Les Chemins de la Mer)

~ ~ ~ ~ ~

"If I were your wife, I would poison your tea."
"If I were your husband [...] I would drink it."
(Lady Astor et Winston Churchill)

~ ~ ~ ~ ~

Razors pain you;
rivers are damp;
acids stain you;
and drugs cause cramp.
Guns aren't lawful;
nooses give;
gas smells awful;
you might as well live.
(Dorothy Parker)

~ ~ ~ ~ ~

Ah Love! could thou and I with Fate conspire
To grasp this sorry Scheme of Things entire,
Would not we shatter it to bits – and then
Re-mould it nearer to the Heart's Desire!
(The Rubaiyat of Omar Khayyam)

~ ~ ~ ~ ~

"Is that all you Italians know how to do – scream and hit?"
"No, we also know how to make love and sing opera!"
(Blanche et Sophia, The Golden Girls)